Retour sur la Conférence des Nations Unies sur les océans de 2025 – Waterkeeper

Bilan de la Conférence des Nations Unies sur les océans de 2025

Par : Isaiah Back-Gaal

Le mois dernier, des milliers de délégations gouvernementales, de défenseurs de l'environnement, de scientifiques, d'organisations philanthropiques et d'entreprises se sont réunis à Nice, en France, pour la troisième Conférence des Nations Unies sur les océans (ONUOC). Réunis autour du thème de la conférence, « Accélérer l'action et mobiliser tous les acteurs pour la conservation et l'exploitation durable des océans », un groupe diversifié d'acteurs internationaux a débattu, présenté de nouvelles conclusions et lancé des campagnes pour protéger les écosystèmes océaniques et les populations qui en dépendent.

L'ONUC s'est conclue par l'adoption d'une déclaration politique, acceptée par tous les États présents, bien que non juridiquement contraignante. Sans surprise, elle s'est révélée d'un manque d'ambition frustrant, omettant plusieurs questions essentielles à une action significative en faveur des océans et du climat. La déclaration ne mentionnait aucunement les combustibles fossiles, malgré leur impact immédiat et bien documenté sur les océans. Elle omettait également la justice climatique ni les réparations pour les pays les plus vulnérables.

Waterkeeper Alliance ou Waterkeeper Des organisations du monde entier se sont jointes à leurs partenaires pour exiger que la déclaration mentionne l’impact des combustibles fossiles et que les États incluent des mesures d’atténuation du changement climatique (comme l’élimination progressive des combustibles fossiles) dans leurs plans. Waterkeeper Alliance a co-organisé le seul événement parallèle officiel consacré aux combustibles fossiles. La table ronde, intitulée « Notre océan, nos droits : mettre les droits humains et les communautés au cœur de la réalisation de l'ODD 14 », a réuni Mbacké Seck, de Hann. Baykeeper, Andurah Daxon de Waterkeepers Bahamas, un ministre de l'environnement du Costa Rica et Astrid Puentes Riaño, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur le droit de l'homme à un environnement propre, sain et durable.

Seck et Daxon ont souligné le lien indissociable entre la santé des océans et les droits humains de leurs communautés, insistant sur l'accès à de bons emplois, à l'eau potable et aux pratiques traditionnelles, ainsi que sur les préjudices causés par les forages pétroliers et gaziers offshore. Daxon a rappelé les succès de la campagne « Nos îles, notre avenir » et lancé une nouvelle campagne. appel au soutien alors que la campagne vise à obtenir une interdiction nationale du forage pétrolier.

Waterkeeper Alliance s'est joint à Earth Insight pour célébrer le lancement d'un nouveau rapport« Frontières océaniques en danger : menaces de l'expansion des combustibles fossiles pour les points chauds de la biodiversité et la stabilité climatique », publié en partenariat avec Waterkeeper Alliance ou Waterkeeper groupes. Lors d'un événement parallèle au Pavillon Corail, j'ai parlé des risques uniques auxquels sont confrontés Waterkeeper Les groupes du monde entier issus de projets d'énergies fossiles sont également des occasions de solidarité et de collaboration. En effet, pour les militants écologistes et les défenseurs de l'eau, l'UNOC a été l'occasion de tisser de nouveaux liens et de renforcer les liens dans la lutte pour la protection de notre océan : du Réseau des Caraïbes au Réseau mondial du gaz et du pétrole (GGON). Waterkeeper Alliance a rejoint des militants et des leaders environnementaux du Mexique, des Philippines, du Chili, d'Italie et d'ailleurs, pour partager des ressources, des histoires et des tactiques pour construire un monde sans énergie fossile. Waterkeeper groupes ont contribué au lancement du #OcéanSansFossiles ou Caraïbes sans fossiles initiatives, marchant avec des partenaires de la société civile lors de la Marche Bleue en signe de solidarité avant le début de la conférence.

Bien que l'ONUC ne soit pas un forum pour le lancement de nouveaux accords juridiquement contraignants, elle a été l'occasion pour les États d'affirmer leur engagement politique à respecter leurs obligations au titre des traités sur le climat et les océans. La France et le Brésil ont annoncé le « Blue NDC Challenge », une initiative visant à intégrer les océans dans les CDN des États (Contributions déterminées au niveau national, soit les efforts de chaque pays pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, tels que définis dans l'Accord de Paris), en mettant l'accent sur les mesures d'atténuation, et les pays. Nous nous sommes engagés à ce que la COP30 accorde une attention particulière aux océans. Cinquante pays ont ratifié la BBNJ, également appelée Traité sur la haute mer, un accord visant à protéger les eaux situées en dehors des juridictions nationales. Les dix derniers pays tenus d'activer le traité sont attendus d'ici septembre. Par ailleurs, au moins 50 pays ont soutenu un appel plus ferme en faveur d'un traité mondial sur les plastiques lors des négociations d'août à Genève.

La prochaine conférence des Nations Unies sur les océans se tiendra en Corée en 2028. Avant cela, la semaine du climat de Bonn et la COP30 au Brésil sont des plateformes pour poursuivre l’élan vers un avenir sans énergies fossiles.

Comme l'a déclaré Andurah Daxon lors de son discours lors de l'événement parallèle de l'ONUC : « Nous n'avons pas besoin d'être sauvés. Nous avons besoin de solidarité. Nous n'avons pas besoin de charité. Nous avons besoin de justice. Et si nous travaillons ensemble, nous pouvons créer un avenir océanique non seulement durable, mais aussi juste, inclusif et vivant pour les générations à venir. »